{"id":12,"date":"2021-12-09T15:15:45","date_gmt":"2021-12-09T14:15:45","guid":{"rendered":"http:\/\/tfvhkpg.cluster031.hosting.ovh.net\/?page_id=12"},"modified":"2021-12-09T15:16:47","modified_gmt":"2021-12-09T14:16:47","slug":"notre-histoire","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/aeppc.org\/index.php\/notre-histoire\/","title":{"rendered":"Notre Histoire"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1950, il y avait peu d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le corps et les patients \u00e9taient soign\u00e9s en chimioth\u00e9rapie et en \u00e9lectronarcose. Le corps se manifestait dans les pathologies\u2009: syndromes psychomoteurs sp\u00e9cifiques, crampe de l\u2019\u00e9crivain, tics, b\u00e9gaiement, syndromes post-traumatiques, troubles fonctionnels divers dont les insomnies, migraines\u2026 Ces patients r\u00e9fractaires \u00e0 tout traitement n\u2019int\u00e9ressaient pas les psychanalystes. Toutefois, certains psychiatres neurologues dont Julian de Ajuriaguerra (1911-1993) cherch\u00e8rent \u00e0 am\u00e9liorer leur triste condition. Ajuriaguerra se situait dans la perspective de la part biologique de la pens\u00e9e de Freud, et il \u00e9tait logique qu\u2019il porte son attention sur le corps.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La Psychoth\u00e9rapie Psychanalytique Corporelle (PPC), enseign\u00e9e par l\u2019AEPPC, r\u00e9sulte d\u2019un travail d\u2019\u00e9laboration depuis plus de quarante ans, \u00e0 partir de la rencontre entre la th\u00e9orisation du dialogue tonico-\u00e9motionnel par Julian de Ajuriaguerra dans la relation du transfert et du contre-transfert, et la m\u00e9tapsychologie freudienne.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 partir de la parution de \u00ab\u00a0L\u2019expression verbale des v\u00e9cus corporels\u00a0\u00bb par Marie-Lise Roux, dans La revue M\u00e9dicale de Psychosomatique en 1967, que les recherches psychanalytiques sur les expressions corporelles inconscientes entrent dans le champ d\u2019extension de la psychanalyse. La PPC est une psychanalyse de la m\u00e9moire du corps (cf. M.Dechaud-Ferbus, 2011,\u00a0<em>La psychoth\u00e9rapie psychanalytique corporelle. L\u2019inanalysable en psychanalyse. Le divan par devant <\/em>et\u00a0<em>Cet autre divan. Psychanalyse de la m\u00e9moire du corps).\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 1972, les psychanalystes Marianne Strauss et Marie-Lise Roux, \u00e9l\u00e8ves de Francis Pasche (pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 Psychanalytique de Paris, SPP, de 1960 \u00e0 1964) et d\u2019Ajuriaguerra, cr\u00e9ent, avec d\u2019autres coll\u00e8gues, l\u2019Association Pour l\u2019Enseignement\u00a0de la Psychoth\u00e9rapie de Relaxation (APEPR), le terme de Relaxation se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la conception d\u2019Ajuriaguerra. Dans la suite des travaux des psychanalystes autour de la psychose, des \u00e9tats limites et de la psychosomatique, la Psychoth\u00e9rapie de Relaxation s\u2019inscrit dans le champ des\u00a0<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.spp.asso.fr\/Main\/Extensions\/Items\/04_relaxation.htm\" target=\"_blank\">extensions de la <\/a><span class=\"has-inline-color has-vivid-red-color\"><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.spp.asso.fr\/Main\/Extensions\/Items\/04_relaxation.htm\" target=\"_blank\">psychanalyse d\u00e9fini par la Soci\u00e9t\u00e9 Psychanalytique de Paris (SPP<\/a>)<\/span><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>En 2008, Monique Dechaud-Ferbus (form\u00e9e depuis 1969 par M. Strauss, M.-L. Roux et d\u2019autres), pr\u00e9sidente de l\u2019APEPR depuis 1985, cr\u00e9e, avec son \u00e9quipe, l\u2019Association pour l\u2019Enseignement de la Psychoth\u00e9rapie Psychanalytique Corporelle (AEPPC), marquant ainsi l\u2019\u00e9volution des recherches et de la th\u00e9orisation de la m\u00e9thode de la Psychoth\u00e9rapie Psychanalytique Corporelle. \u00a0L\u2019AEPPC \u00e9mane donc de l\u2019APEPR.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de la Psychoth\u00e9rapie Psychanalytique Corporelle (PPC), l\u2019analyste s\u2019installe donc dans le champ de vision du patient allong\u00e9 sur le divan. Le patient est invit\u00e9 \u00e0 verbaliser ce qu\u2019il ressent dans son corps, tout en se laissant aller sans se censurer, \u00e0 dire les images qui lui viennent, ses pens\u00e9es et ses r\u00eaves. C\u2019est la verbalisation des \u00e9tats du corps dans la relation \u00e9motionnelle \u00e0 autrui et \u00e0 soi-m\u00eame qui permet un travail psychanalytique dont les pr\u00e9misses corporelles pr\u00e9ludent \u00e0 une repr\u00e9sentation de soi et d\u2019autrui. Le cadre de la Psychoth\u00e9rapie Psychanalytique Corporelle (PPC) vise \u00e0 favoriser un \u00e9tayage comprenant la fonction de pare-excitation et de contenant, pour qu\u2019un processus d\u2019\u00e9laboration puisse se dessiner. \u00ab&nbsp;Avoir un mode de pens\u00e9e psychanalytique par rapport au corps&nbsp;\u00bb, comme le soulignait Ajuriaguerra. Dans ce travail psychanalytique \u00e0 m\u00e9diation corporelle, le psychanalyste se situe dans une autre \u00e9coute du fonctionnement psychique. Le langage du corps avec ses sensations et les perceptions dans la relation tonico-\u00e9motionnelle avec l\u2019analyste en personne, peut permettre de reprendre les d\u00e9faillances de la relation primaire, \u00e0 l\u2019origine des dysfonctionnements et cela \u00e0 partir d\u2019une s\u00e9ance par semaine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les ann\u00e9es 1950, il y avait peu d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le corps et les patients \u00e9taient soign\u00e9s en chimioth\u00e9rapie et en \u00e9lectronarcose. 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